Le gouvernement du Ghana a commencé à fournir une aide financière de 288 dollars à chaque étudiant de première année dans les établissements publics d'enseignement supérieur. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la nouvelle politique éducative "No Fees, No Stress" récemment introduite par le président John Mahama en réponse à l'augmentation du coût de l'enseignement universitaire dans le pays.
Cette initiative vise à supprimer les obstacles économiques qui entravent l'accès à l'enseignement supérieur, en particulier pour les jeunes issus de communautés vulnérables. Selon les chiffres officiels, plus de 15 000 étudiants bénéficieront du programme au cours de sa seule première phase, ce qui représente un investissement important dans le capital humain de la part du gouvernement.
La nouvelle a eu un impact immédiat sur les campus universitaires. À l'université de la santé et des sciences connexes (UHAS), des vidéos sont devenues virales, montrant des dizaines d'étudiants en train de faire la fête après avoir reçu la notification de l'admission sur leur téléphone portable. Beaucoup d'entre eux dansaient sur la chanson populaire "Mahama Paper" de l'artiste ghanéen Shatta Wale, en référence évidente à l'initiateur de la mesure.
Outre ce soutien initial, le plan prévoit la création d'un nouveau système de prêts aux étudiants pour faciliter la continuité des études, ainsi que des bourses spéciales pour les personnes handicapées et les étudiants des régions défavorisées.
Le programme d'aide fait partie d'une stratégie plus large de redressement social et économique, présentée dans un plan de 120 jours qui vise à renforcer les services de base et à stimuler des secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'emploi des jeunes.
Avec cette mesure, le gouvernement du Ghana renforce son engagement en faveur de l'égalité d'accès à l'éducation et envoie un message clair sur la priorité qu'il accorde à l'éducation de ses jeunes en tant que moteur du développement national.
Source : @africa.world